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La recherche

Recherche fondamentale

LA RECHERCHE FONDAMENTALE

Depuis quinze ans , un nombre croissant d’équipes de recherche s’intéresse à l’ataxie de Friedreich.

La recherche fondamentale consiste à mieux comprendre les mécanismes de la maladie, de la fonction des gènes jusqu’aux conséquences dans l’organisme et ainsi ouvrir des perspectives de traitements.

Elle a pour objectif la mise au point de modèles (cellulaires, levures, vers, mouches et souris) les plus proches possibles de la maladie chez l’homme. Un modèle est destiné à reproduire, dans la cellule ou l’organisme utilisé, les mêmes défauts de fonctionnement que ceux observés chez les malades.

Mettre au point des modèles cellulaires

Il s’agit de reproduire dans des cellules, que l’on peut multiplier en grande quantité, les mêmes défauts de fonctionnement que ceux observés dans les cellules des malades. Ces modèles cellulaires servent à tester un très grand nombre de molécules existantes ou nouvelles (criblage thérapeutique). Les molécules identifiées peuvent être ensuite testées sur les modèles plus complexes (petits organismes ou souris).

Les petits organismes modèles pour l’ataxie de Friedreich

Le ver (Caenorrhabditis) et la mouche (Drosophila), comme la souris, sont des organismes multicellulaires possédant notamment des cellules neuronales et cardiaques (celles qui sont atteintes chez les malades). Ces organismes ont l’avantage d’avoir un temps de reproduction très court par rapport aux souris. Des modèles présentant des symptômes proches de ceux des malades peuvent être créés. Ils sont tout aussi importants que les modèles murins pour tester des molécules et pour comprendre les mécanismes de la maladie.

Les étapes d’élaboration d’un modèle souris idéal dans l’ataxie de Friedreich

Avoir un modèle souris idéal, c’est avoir un modèle animal qui présente les mêmes symptômes que les malades. Dans l’ataxie de Friedreich, un premier modèle souris a vu le jour en l’an 2000 avec une inactivation totale de la frataxine (Comprendre le rôle de la frataxine), ce qui a conduit à la mort in utero des souriceaux. Aucune étude n’était donc possible avec ce modèle.

Puis les chercheurs ont inactivé un gène correspondant à un tissu précis (coeur, muscle, tissus nerveux) et ont développé tout d’abord un modèle de souris « cardiaque » (signes cardiaques de la maladie), puis un modèle de souris « neurologique ». Ces modèles développent une maladie similaire à celle de l’homme, mais plus sévère, puisqu’il n’y a plus du tout de frataxine dans les tissus. Ils permettent de tester des molécules potentiellement thérapeutiques (par exemple des antioxydants comme l’idébénone et des chélateurs de fer).

Actuellement les chercheurs ont mis au point un modèle souris qui présente, comme chez les malades, une faible quantité de frataxine. Ce modèle reproduit le mécanisme moléculaire de la maladie (la présence de la même mutation, c’est-à-dire l’expansion anormale de GAA) et reproduit certains symptômes précoces de la maladie. Ces modèles sont complémentaires aux précédents et vont permettre de tester des molécules thérapeutiques, notamment celles visant à contrer la mutation.

Ces modèles servent donc à mieux comprendre les mécanismes de la maladie, à tester l’efficacité et la toxicité des molécules avant de les essayer chez l’homme.

 Le consortium Européen EFACTS 2010 – 2014

Il regroupe 14 équipes européennes de recherche et a obtenu une subvention très importante de l’Europe sur 4 ans. C’est un nouvel élan pour la recherche dans l’Ataxie de Friedreich…